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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 23:13

  Première aventure de Tintin à paraître directement dans une version album en couleurs, « L’étoile mystérieuse » me laisse la même impression que « Le crabe aux pinces d’or » au niveau du récit : ce n’est pas l’un de mes préférés, mais il pose des jalons non négligeables. Le capitaine Haddock est beaucoup plus intéressant, ne passant pas son temps à être saoul, même si sa passion pour le whisky trouve plusieurs échos au fil des pages.

  En terme d’expédition maritime, Hergé fera beaucoup mieux peu de temps après avec « Le trésor de Rackham le Rouge ». Cependant, la dernière partie du récit, lorsque Tintin se retrouve seul avec Milou sur l’aérolithe, marque les débuts du scénariste-dessinateur dans le genre fantastique. En effet, des phénomènes étranges se produisent sur ce morceau de terre tombé du ciel, entre un arbre qui pousse à vive allure et une araignée géante qui s’attaque à notre héros.

  Le début de « L’étoile mystérieuse » est lui aussi assez marquant dans son genre (c’est tout de même une relative constante dans les histoires d’Hergé) : cette fin du monde qui frappe la planète est mise en scène avec talent et le suspense reste entier un bon moment. On pense aux films-catastrophe comme on a pu en voir ces dernières années au cinéma.

  Un beau début donc, et une belle fin. C’est finalement la partie centrale de l’album que je trouve plus faible : il ne s’y passe pas grand-chose, on se contente de suivre gentiment nos héros.

  Côté personnages, en dehors de la notable absence des Dupondt, nous avons encore un professeur un brin excentrique – même si ce n’est pas le pire de tous, loin de là – qui accompagne Tintin dans l’expédition. Après avoir passé des albums entiers à se battre contre ses ennemis, le jeune reporter échappe cette fois-ci à la moindre confrontation directe avec ses adversaires pourtant acharnés à le faire échouer.

  On pourrait croire que l’arrivée du capitaine Haddock neutralise les belles entreprises scénaristiques d’Hergé, puisque les deux premières histoires dans lesquelles il intervient ne sont pas, pour moi, les plus réussies. Mais heureusement, avec le magistral sans-faute qui va courir sur plusieurs albums à partir du suivant, nous allons avoir la démonstration du contraire. Il me tarde de me replonger dedans !

 

© Hergé/Moulinsart

© Hergé/Moulinsart

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