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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:58

  De nombreuses figures, plus ou moins sympathiques, reviennent dans cet épisode riche en rebondissements. Dans la veine de « L’affaire Tournesol », ce nouvel album confirme le passage à « l’âge adulte » des aventures de Tintin, ce qui était déjà une tendance depuis « L’or noir », sorti quelques années plus tôt. On voyage encore beaucoup dans cette histoire sur fond de guerre et de complots. Rastapopoulos, tel un professeur Moriarty tombant dans les chutes avec son ennemi juré Sherlock Holmes, disparaît à la fin de l’album, faisant croire à sa probable mort.

  Toujours aussi talentueux pour les scènes d’ouverture, Hergé propose une situation cocasse dès la première planche avec l’apparition incroyable du Général Alcazar. Puis il catapulte Abdallah, l’infernal bambin, au sein du château de Moulinsart. Les dégâts seront importants, Tournesol devenant victime de ses inventions et jusqu’à Nestor qui finit amaigri et probablement dépressif.

  « Coke en stock » est également un épisode important dans sa façon d’aborder et de dénoncer le trafic d’esclaves : à mes yeux, nous avons ici le contre-pied de ce que pouvait être le maladroit « Tintin au Congo ». La scène entre Haddock et le négrier (qui se fait au passage traiter de « maquignon ») est très significative.

  Ce récit est le dernier qui soit de facture assez classique dans la série (au moins d’un point de vue narratif) : Hergé va ensuite explorer de nouveaux horizons, souhaitant probablement éviter l’essoufflement des aventures de Tintin. Il va y parvenir d’assez brillante manière, comme nous le verrons bientôt…

© Hergé/Moulinsart

© Hergé/Moulinsart

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