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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 22:50

  Le nouveau film de Steven Spielberg, « Cheval de Guerre », qui sort très peu de temps après « Tintin & le Secret de la Licorne », pose un problème relativement inédit dans la carrière du génial cinéaste : ses longs-métrages oscillent depuis une vingtaine d’années entre des sujets clairement adultes, et d’autres visant un très large public. Ainsi, en 1993, Spielberg sortait coup sur coup « Jurassic Park » et « La liste de Schindler », soit l’archétype du blockbuster américain familial suivi d’une œuvre sombre, en noir et blanc, traitant du plus grand drame de l’histoire du XXe siècle, l’extermination des Juifs dans les camps de concentration.

  Depuis, le cinéaste alterne avec une aisance qui force le respect des films de divertissement (le 4e volet des aventures d’Indiana Jones, l’adaptation des aventures de Tintin) avec des œuvres visuellement plus sobres (« Arrête-moi si tu peux », « Le Terminal »), le tout entrecoupé de longs-métrages d’ampleur, plus pessimistes, tant dans le fond que dans la forme (« A.I. », « Minority Report », « La Guerre des Mondes » ou encore « Munich »).

  Le problème avec « Cheval de Guerre », c’est que Spielberg se confronte à une histoire a priori destinée à un jeune public, mais dont le contexte (la Première Guerre Mondiale) le contraint à adopter un traitement plus adulte. D’où le caractère « cul entre deux chaises » du film.

 

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  Le postulat de départ n’est pas sans évoquer un autre film de guerre signé Spielberg, « Il faut sauver le soldat Ryan ». Dans ce dernier, on suivait un groupe de soldats dont la mission était d’en sauver un autre. Dans « Cheval de Guerre », on attend pendant une bonne partie du film que le cheval retrouve le jeune homme qui l’a dressé. A ceci près que, à partir du moment où ils sont séparés, nous gardons le point de vue du cheval.

  L’originalité du film de Spielberg tient pour une bonne part dans ce principe d’avoir pour personnage principal l’animal. Mais, comme je le disais plus haut, il traverse une période difficile, assistant à des événements dramatiques. Du coup, il y a une sérieuse rupture entre la première partie du long-métrage (qui a toutes les caractéristiques du film pour enfants) et ce qui s’ensuit, une fois que la guerre est déclarée.

  Tout à fait conscient de ce qu’il tourne, Spielberg prend bien soin de ne pas montrer frontalement la violence de la guerre, se permettant des pirouettes visuelles très inventives (cf. la scène en extérieur, près du moulin), se contentant de mentionner la mort d’un personnage, auquel on a eu le temps de s’attacher, au détour d’un dialogue. On est bien évidemment loin du déferlement de violence de « Il faut sauver le soldat Ryan ».

  De même, si l’œuvre de Spielberg baignait depuis plus d’une décennie dans une photographie désaturée, parfois très sombre, « Cheval de Guerre » est un film plus lumineux. Les hommages au cinéma classique américain sont nombreux, et Spielberg opte pour une mise en scène plus en retenue, esquivant les morceaux de bravoure techniques qui sont pourtant l’une de ses marques de fabrique.

  Si le film a de quoi surprendre, il n’en reste pas moins un très beau spectacle (certaines scènes sont belles à tomber par terre : la cavalcade du cheval au milieu du champ de bataille, la toute dernière scène…). Cependant, Spielberg fournit avec « Cheval de Guerre » l’un des meilleurs bâtons de toute sa carrière pour se faire battre par ses détracteurs.    

 

 

 

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david verdier - dans Cinéma
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 18:44

 

L'article suivant est paru dans le journal "Le Petit Berrichon", suite à la sortie de mon second roman, "Des Morts pour le Colonel". Les questions étaient posées par Maud Brunaud.

 

 

 

Ton premier roman, "L'homme qui expliquait l'impossible", est sorti en 2010 et te revoilà déjà en librairie avec la suite des aventures de ton héros, Paul Kestevan. Comment as-tu eu l'idée de cette nouvelle enquête ?

 

J’avais commencé à rédiger cette seconde histoire très vite après avoir terminé la première. Mais au fil du temps, j’ai butiné sur d’autres projets, et j’ai finalement attendu que le premier opus sorte, en avril 2010. Du coup, l’intrigue a vraiment évolué. Je voulais préserver l’aspect policier classique, mais distiller un peu plus de modernité dans le rythme du livre. Je n’ai achevé « Des morts pour le Colonel » qu’à la mi-2011, et il est en effet sorti peu de temps après.

 

Parle-nous un peu du privé, Paul Kestevan. Ressemble-t-il plutôt à Sherlock Holmes ou plutôt à Adamsberg, le héros de Fred Vargas ? Evolue-t-il d'enquête en enquête ?

 

Je ne me cache pas d’être un fervent « holmésien » (j’ai d’ailleurs écrit en 2009 une nouvelle mettant en scène les personnages créés par Conan Doyle), mais mon détective a une sensibilité qu’on ne retrouve pas forcément dans le célèbre personnage anglais. Je le vois plus humain, moins froid. Je ne sais pas combien d’enquêtes il vivra, mais je souhaiterais qu’il évolue au fil des récits, dans le sens où il se dévoilerait un peu plus aux lecteurs. Ce n’est pas un psychopathe, il n’a a priori pas de secrets inavouables, mais on apprendra des petites choses, des anecdotes sur sa vie… et puis, il y a l’inspecteur Stanislas Tharel, qui a pris de l’importance au fil des récits. 

 

As-tu fait beaucoup de recherches pour ce second opus ?

 

Pas plus que pour le premier. Au niveau du décor, je n’ai pas trop de travail, puisque les événements se déroulent à Châteauroux et aux alentours. Quant à mes intrigues policières, elles ne nécessitent pas un travail de recherche particulier, puisque je n’ai pas recours à tout ce qui est technique et scientifique pour la résolution de mes énigmes. « Les Experts », ce n’est pas mon truc… ce qui m’importe vraiment, c’est l’histoire que je raconte. J’ai envie de « jouer » avec mes lecteurs : les surprendre, enchaîner des événements inattendus…

 

Quel genre de romans policiers apprécies-tu ?

 

Je garde une préférence pour le roman policier à énigme classique. Par exemple, les petits livres jaunes édités au Masque, depuis des décennies. Voilà une collection incontournable ! On y trouve les indispensables : Agatha Christie, S. A. Steeman, John Dickson Carr, Pierre Boileau, Clayton Rawson ou encore, plus récemment, Paul Halter, l’un des rares auteurs à renouer avec l’âge d’or du roman d’énigme. Je continue à me procurer des titres parus au Masque. Je me régale. La série des « Carnets de Max Liebermann » de Frank Tallis, qui paraît depuis quelques années, est pour moi une réussite absolue dans le genre policier. Et puis Fabrice Bourland et ses récits fantastico-policiers, bourrés de références à la littérature populaire, sont un grand plaisir aussi. Je suis un peu fatigué par la surenchère dans l’atroce et la violence, travers dans lesquels tombent de nombreux auteurs aujourd’hui. Pour ma part, et les habitués de mes récits le savent, je suis un amateur des romans proposant des meurtres en chambre close et autres crimes impossibles, branche du roman policier hélas délaissée de nos jours (heureusement qu’il y a Paul Halter !). 

 

Un troisième projet en préparation ? Avec Kestevan ? 

 

Vu comment finit « Des morts pour le Colonel », je n’ai pas vraiment le choix ! Oui, j’ai des idées pour un troisième récit, qui ferait suite immédiate à celui-ci. Je pense mêler à l’intrigue policière des éléments historiques. Cela m’avait déjà chatouillé avec le second roman, sans que je donne suite… du coup, les recherches que je n’ai pas faites avec mes deux premiers romans vont se concrétiser avec le troisième ! Il y a également des nouvelles qui paraissent, en parallèle des livres, dans la revue de La Bouinotte. Ceci dit, ces courtes intrigues se déroulent chronologiquement avant les romans, afin que les lecteurs s’y retrouvent… et moi aussi !

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:02

  Depuis octobre 2011, j'ai débuté une collaboration avec Garf, dessinateur de bande dessinée, qui a publié "Grohonk" en 2010, aux éditions Makaka. Dans un style humoristique et un dessin fouillé, Garf a conçu avec son complice Jicé un bel album à savourer en noir et blanc, sans paroles... et ce ne sont pas les moindres charmes de cette BD !

  Suite à une première rencontre fort sympathique, autour d'un déjeuner, Garf et moi avons commencé à réfléchir à une BD qui se déroulerait dans un futur indéterminé, après une catastrophe qui aurait dévasté le décor. Deux personnages, un homme et une femme, errent dans les rues désertes d'une cité... tandis qu'un sniper fou se met à les canarder...

  C'est ainsi que les beaux Aneva et Marty, dont les études de personnages dessinées par Garf figurent ci-dessous, sont nés. Les crayonnés des premières planches de mon ami, très élaborés, m'ont mis l'eau à la bouche, et j'ai de mon côté écrit, dialogué et découpé six pages complètes.

  Garf au dessin, moi au scénario, le projet était lancé. Et puis, il y a quelques jours, nous avons changé de direction. Pour plusieurs raisons, nous nous sommes mis d'accord pour faire un bond dans le temps... et nous retrouver dans le passé !

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  Nous sommes en ce moment en pleine discussion pour notre nouveau projet. La répartition du travail va être la même que pour le premier coup, j'écris l'histoire, et Garf la met en images. Nous sommes bien motivés, il ne nous reste qu'à lancer la machine. Certains projets se nourrissent et aboutissent grâce à d'autres qui ont avorté auparavant.

  Affaire à suivre bientôt...

 

  Le blog de Garf :

 

  leblogdegarf.canalblog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:34

  Cela faisait longtemps que Roman Polanski n’avait pas enchaîné deux films en aussi peu de temps : en effet, son 19e opus, adaptation de la pièce de théâtre écrite par Yasmina Reza, « Le Dieu du Carnage », a suivi de peu « The Ghost Writer », sorti début 2010.
  On sait que Polanski a travaillé sur le scénario de « Carnage » pendant sa retraite forcée en Suisse, entre 2009 et 2010. Il a rapidement mis en chantier le tournage suite à sa libération, s’offrant un joli casting pour interpréter ces deux couples qui vont ‘s’affronter’ entre quatre murs. Le concept de huis-clos, déjà traité par le réalisateur, est cette fois respecté dans les règles de l’art. Pendant 80 minutes, on ne quitte pas le domicile du couple Jodie Foster-John C. Reilly, où s’est rendu le second couple, Kate Winslet-Christopher Waltz. Tous les quatre veulent régler un différend concernant leurs enfants, le fils de Winslet-Waltz ayant frappé celui du couple Foster-Reilly.
  En partant d’un postulat basique, voire anecdotique, le film s’envole rapidement. Car, inévitablement, la situation dégénère, et, alors qu’à plusieurs reprises le couple en visite semble décidé à partir, un détail retient à chaque fois tout ce petit monde (ah ! l’épisode du hamster qui est mis dehors !).
  Polanski, qui a déjà traité du voyeurisme dans certains de ses films (« Le locataire », pour ne citer qu’un exemple), place ici le spectateur dans ce rôle, de façon frontale : nous assistons, et pour notre plus grand plaisir (le film est très drôle), aux engueulades successives des parents, qui essaient tantôt de minimiser la responsabilité de l’un des enfants, tantôt d’égaliser les fautes des deux côtés. Nous pénétrons dans l’intimité de chacun des personnages, et, pris au premier degré, le film pourrait devenir gênant tant les protagonistes se dévoilent, les uns après les autres. Les travers de chacun, ainsi que les manies, sont passés au crible, sous l’œil de la caméra polanskienne (il est d’ailleurs amusant de noter le caméo que fait le cinéaste, dans le rôle du voisin, dans l’entrebâillement de sa porte d’entrée – procédé auquel Polanski n’avait pas eu recours depuis un bon moment dans ses films).

 

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  Techniquement, le film est assez virtuose, comme d’habitude avec le réalisateur : l’utilisation de l’espace est parfaite, les cadrages sont toujours justes, nous immergeant dans ce décor pourtant restreint, et se resserrant ensuite pour cerner au mieux les émotions et les expressions des personnages.
  Si Jodie Foster a physiquement pris un coup de vieux, son jeu est toujours aussi remarquable. Elle a pourtant le rôle qui pourrait être le plus agaçant… Christopher Waltz, parfait (déjà dans le film de guerre de Tarantino, il était fabuleux), donne rapidement le ton avec son personnage : la tronche qu’il tire dès les premières secondes de son apparition est à elle seule jubilatoire. Quant à Kate Winslet, elle est comme toujours impeccable, et, des années après « Titanic », demeure à mes yeux l’une des plus belles femmes du cinéma anglo-américain contemporain.
  « Carnage » vaut donc le détour, et confirme, après le brillant « The Ghost Writer » que, malgré une carrière exceptionnelle de 50 ans, Roman Polanski est toujours un cinéaste aussi surprenant et talentueux… je n’espère qu’une chose : qu’il remette vite ça !

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david verdier - dans Cinéma
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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:57

  Résolution de ce début d'année 2012 : publier un recueil de nouvelles !

 

  En parallèle de l'édition de mes romans policiers et nouvelles du même genre à La Bouinotte, je projette depuis quelques jours de préparer un recueil de quelques-unes de mes nouvelles. Je reprendrai d'anciens textes, et j'y ajouterai deux ou trois nouveautés, écrites pour l'occasion, ainsi que les trois "Cadavres Exquis" que j'ai écrits avec Fanette et Yvan Bernaer, en 2010 et 2011. Je voudrais constituer un petit livre d'environ 200 pages, et je prendrai en charge l'impression du recueil, comme nous l'avions fait avec les copains pour notre livre collectif "Dernières Nouvelles" en 2008 et "Pour le Cinéma", mon recueil d'articles et de dossiers sur le 7e Art, paru en 2009.

 

http://static.lulu.com/product/couverture-souple/pour-le-cin%c3%a9ma/6051023/thumbnail/320

 

  Je rassemble pour l'instant les textes existants, je réfléchis aux histoires qui ne sont pas encore écrites... tout cela va évoluer au fil des mois, mais je vais faire en sorte que le projet soit prêt à paraître pour la rentrée. Mon objectif serait de tirer 200 exemplaires du livre, la difficulté étant de les écouler ensuite !

  Le site Lulu.com propose un résultat très satisfaisant, je passerai selon toute vraisemblance par ce biais pour éditer mon recueil. La couverture de mon livre sur le cinéma, reproduite ci-dessus, est un exemple, certes simple, mais efficace, de ce qu'il est possible d'obtenir sur le site...

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 19:18

  J'ai tourné début 2011 une bande-annonce en hommage à Stanley Kubrick, initialement destinée à un concours organisé par la Cinémathèque. En tant que fan inconditionnel du réalisateur, j'ai revu pour l'occasion une poignée de ses films (comme si je ne les connaissais pas par coeur !), je me suis rendu à Paris pour voir la très belle expo à la Cinémathèque, et j'ai tourné les quelques images rassemblées ci-dessous, toutes faisant écho à tel ou tel film du Maître. Certaines sont des clins d'oeil assez évidents, d'autres sont un peu plus ténues à déchiffrer... l'exercice m'a changé de ma méthode de travail habituelle sur mes courts-métrages, je suis parti à l'aventure sans scénario, sans idée d'histoire construite... j'ai recyclé des costumes d'un autre film tourné en 2010, ainsi qu'une musique composée par une amie... et voilà le résultat :

 

http://www.dailymotion.com/video/xig2m7_k-for-kubrick-720p_shortfilms

 


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:14

  En cette fin 2011, les aventures de mes deux personnages, l'inspecteur Stanislas Tharel et le détective Paul Kestevan, comptent désormais 5 titres, trois nouvelles et deux romans. Tous les textes sont publiés par l'éditeur La Bouinotte, les nouvelles alimentant la revue trimestrielle de la maison d'édition, tandis que les romans paraissent sous le label "black Berry", la collection de romans policiers lancée en 2010 par Gilles Boizeau.

 

  Cette aventure éditoriale est l'aboutissement d'une vingtaine d'années d'écriture régulière, en passant par le scénario de courts-métrages, le scénario de bande dessinée, la nouvelle... j'ai écrit mon premier roman, "L'homme qui expliquait l'impossible", durant la deuxième moitié de l'année 2007. J'avais repris le contenu d'une intrigue policière écrite une première fois dans les années 90, puis retravaillée en 2000. L'action se déroulait initialement en Angleterre, pays qui m'a toujours fasciné. J'ai évidemment transposé le tout en Berry, afin de coller à la ligne éditoriale de La Bouinotte. J'ai créé de nouveaux personnages, français pour les principaux (dans le récit d'origine, le héros avait carrément le même nom de famille que l'un des personnages fétiches d'Agatha Christie, Beresford !).

  Ce premier roman, bien que présenté dans son intégralité à l'éditeur début 2008, n'a été publié qu'en avril 2010. Cet intervalle m'a finalement permis de créer un univers avec mes nouveaux personnages. Tout d'abord, j'ai commencé assez tôt à rédiger un second roman, qui se déroulait très peu de temps après le premier (la fin de "L'homme qui expliquait l'impossible" m'obligeait à respecter cette contrainte de temps). Ce qui se révéla périlleux, puisque j'ai abandonné pendant une longue période la rédaction de ce second opus... pour ne l'achever qu'en 2011... mais ceci est une autre histoire, qui fera l'objet d'un autre article !

 

  Couv--David.jpg

 

  En parallèle de la publication de "L'homme qui expliquait l'impossible", qui devenait imminente en cette fin d'année 2009, je proposai à La Bouinotte de fournir une nouvelle mettant en scène les mêmes personnages, Tharel et Kestevan donc. Cela permettait de tester le genre policier et mon univers auprès des lecteurs de la revue, et de faire un effet d'annonce pour l'arrivée du roman, dans la foulée. C'est ainsi que je lançai ma première nouvelle policière officiellement publiée. En 2010 et 2011, je renouvelai la chose, avec à chaque fois une publication courant sur deux numéros, me laissant plus de marge de manoeuvre pour étaler mon récit, et cela permettant en prime de ménager un petit suspense quant à la résolution de l'énigme.

  Le titre de mon premier roman est bien entendu un hommage à un grand nom de la littérature policière classique, John Dickson Carr, qui a publié un recueil de nouvelles portant le titre de "L'homme qui expliquait les miracles".

  Quant à la cerise sur le gâteau, elle est venue d'où je ne l'attendais pas forcément. J'ai pu en effet entrer en contact avec l'écrivain Paul Halter, auteur d'un grand nombre de romans policiers renouant avec l'âge d'or du roman d'énigme (tout ce que j'aime, quoi !). Je lui ai envoyé un exemplaire du manuscrit (qui, à l'époque, n'avait pas de titre !), et il m'a promis de le lire, puis d'écrire une préface s'il était séduit. Primo, il l'a lu rapidement, secundo, il a aimé ! L'auteur m'a donc fait parvenir un bien joli texte, qui présente mon récit tout en le resituant dans le contexte historique du roman policier classique.

  Sur ces paroles (écrites), je vais vous laisser, et ne peux que vous encourager à lire ce premier livre, un premier essai en forme d'hommage aux récits d'Agatha Christie, Sir Arthur Conan Doyle, John Dickson Carr, Hake Talbot, Pierre Boileau, Edward D. Hoch, Joseph Commings, Clayton Rawson, et bien sûr... Paul Halter ! Rien que ça !

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