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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 20:01

  Difficile d’apprécier ce 24e album au même niveau que les autres. Tout d’abord, son inachèvement empêche tout avis critique global. On sait qu’Hergé faisait évoluer ses histoires au fil du temps. Comme presque rien de « L’Alph-Art » n’a été franchement dessiné, l’auteur aurait largement eu le temps de remanier son récit.

  Après quelques flamboyantes échappées suivies d’un épisode plus faible (« Tintin et les Picaros »), on revient avec cet opus à une narration assez classique et un fond policier. Nous ne sommes cependant pas dans de l’aventure avec un grand A ni de l’exotisme à toutes les pages (contrairement aux deux précédentes histoires). L’ancrage de « L’Alph-Art » dans la modernité et dans son époque se fait en partie à travers le milieu dans lequel il se déroule, celui de l’Art Moderne. On sait qu’Hergé s’est intéressé à la peinture (il en a même exécuté quelques-unes lui-même), ce qui l’a peut-être poussé vers cette histoire. En tout cas, il a visiblement voulu revenir à un certain classicisme avec ce nouveau projet car si l’on songe à ce qu’aurait pu donner une autre histoire, celle qui consistait en un huis-clos dans un aéroport (l’une des grandes Arlésiennes dans l’univers de Tintin), on aurait probablement eu droit avec un tel choix à un album-concept qui aurait quelque peu chamboulé les codes de la série.

  Mais concluons, en attendant une prochaine relecture (ce qui arrivera forcément !) : l’œuvre monumentale d’Hergé s’achève donc sur un point d’interrogation, Tintin étant en fâcheuse posture dans la dernière case « lisible » de l’album. À chaque lecteur de faire tourner ses méninges pour donner une fin à « Tintin et l’Alph-Art ». Une fin « ouverte », comme on dit, peut-être était-ce le meilleur moyen de ne jamais en finir avec la série…

© Hergé/Moulinsart

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 12:38

  Cet album est le dernier achevé de la série. Le dernier publié du vivant d’Hergé qui aura mis huit ans pour faire aboutir cette histoire qui, avouons-le, n’a pas les qualités des précédents albums. Il existe des documents sur les tâtonnements du dessinateur quant à l’élaboration du projet. Le cœur y était probablement moins : il est dommage qu’il n’ait pas poursuivi son entreprise de « renouvellement » de la série entamée de belle manière avec les titres antérieurs.

  Si « Tintin et les Picaros » n’est pas dépourvu d’humour, la mise en place de l’intrigue est assez laborieuse, monopolisant pas mal de planches en début d’album. Si nous sommes à Moulinsart, comme dans « Les bijoux de la Castafiore », le rythme et l’ambiance sont bien différents !

  Certains personnages croisés dans d’autres aventures reviennent ici, mais tous paraissent curieusement fatigués (comme Hergé ?). Même Tintin ne participe pas tout de suite au voyage dans lequel se lancent Haddock et Tournesol (d’ailleurs, il les rejoindra sans plus d’explications quelques pages plus loin). Séraphin Lampion est nettement moins lourdingue. Quant au général Alcazar, il est désormais bien faible face à son épouse, véritable maîtresse-femme.

  Le décalage entre « Les Picaros » et ses prédécesseurs se ressent jusque dans le graphisme. Peut-être Hergé a-t-il encore plus passé le relais à ses collaborateurs sur cette ultime histoire, toujours est-il qu’on sent une différence avec les ambiances et les physionomies d’antan.

  En tout cas, s’il y a bien un épisode de Tintin où la lassitude d’Hergé se ressent, c’est celui-ci.

  Il ne faut cependant pas se méprendre, cet opus n’a rien de déshonorant, on finit juste sur une note en demi-teinte. L’artiste avait peut-être tout dit au bout de 22 albums. Consolons-nous donc en se disant que, même s’il avait réussi à achever « Tintin et l’Alph-Art » et prolonger un peu plus la série, nous n’aurions probablement pas retrouvé les coups de génie du passé.

© Hergé/Moulinsart

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 19:43

  Dans « Vol 714 pour Sydney », Hergé casse ses jouets.

  Poursuivant dans la voie qu’il avait ouverte avec « Tintin au Tibet », il ne cède plus au relatif classicisme qui avait été le mot d’ordre de la plupart des aventures de Tintin.

  Si le délai de sortie entre chaque album s’allonge, on sait désormais que c’est pour mieux surprendre ses lecteurs.

  Avec cet avant-dernier épisode, nous retrouvons quelques vieilles connaissances. Du côté des mauvais, Rastapopoulos fait sa dernière apparition officielle. Celle de trop pour lui, clairement : en effet, il sera plus que jamais ridiculisé au fil de l’album, victime de ses propres pièges, secondé par un Allan encore plus bouffon que lui-même.

  La science-fiction pointe le bout de son nez dans la dernière partie de l’histoire, avec l’intervention brève mais flagrante d’une soucoupe volante. On sent bien qu’Hergé, après la malédiction de Rascar Capac et le Yéti, continue à explorer des sujets flirtant avec l’irrationnel (une revue bien documentée est d’ailleurs sortie l’an dernier, abordant l’ésotérisme et le fantastique dans les aventures de Tintin).

  « Vol 714 pour Sydney » renoue de façon évidente avec la grande aventure, après deux albums au traitement quelque peu différent. Mais, comme je le disais plus haut, Hergé en a peut-être marre des formules toutes faites : les méchants échouent lamentablement, nos héros sont continuellement parasités par le personnage infect du milliardaire Carreidas (comme d’habitude avec Hergé, et en partie grâce à ce personnage, l’histoire bénéficie d’un démarrage flamboyant et drôlissime dans l’aéroport).

  Toujours est-il que le ton de ce récit est différent, malgré une structure et des rebondissements classiques, menés à un rythme soutenu. Quelque chose a clairement changé dans l’univers de Tintin. Cet album et le suivant sont souvent critiqués, même par les tintinophiles, qui soulignent une baisse de régime par rapport aux précédents épisodes. Pour moi, « Vol 714 pour Sydney » tient bien plus de l’album de transition (une forme classique avec un fond qui tente de nouvelles expériences – le tout étant plutôt réussi) que du simple ratage.

© Hergé/Moulinsart

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 21:38

  N’ayons pas peur des mots : cet album est un chef-d’œuvre !

  Tout d’abord, quelle audace de la part d’Hergé : lui qui a tant fait voyager ses personnages à travers le monde, il les condamne ici à rester chez eux de la première à la dernière planche !

  Il fallait oser créer une histoire où l’aventure et l’exotisme seraient absents. Du coup, l’auteur joue une autre carte, assez inattendue : celle du vaudeville. Enchaînant les quiproquos à un rythme infernal, multipliant les situations rocambolesques et les fausses pistes, c’est à une véritable pièce de théâtre qu’Hergé nous convie… et si les fameux Bijoux de la Castafiore disparaissent à plusieurs reprises dans le récit, il ne s’agit jamais d’un vol… même la pirouette scénaristique finale est très astucieuse !

  Les gags à répétition sont innombrables (les chutes dans l’escalier à cause de la marche brisée, c’est phénoménal !), les Dupondt sont incapables de prononcer la moindre phrase sans inverser des mots ou des lettres, La Castafiore écorche les noms de tout le monde (« Haddock » et « Lampion » sont des patronymes qui lui sont inconnus), même Tintin est perturbé par l’enchaînement des événements (effrayé par une simple chouette, il fait aussi partie des nombreuses victimes de l’escalier…).

  « Les bijoux de la Castafiore » a beau restreindre son champ d’action et ne pas mettre en scène de vrais méchants, cela n’en reste pas moins une histoire qui n’a rien à envier aux albums les plus riches et les plus rythmés de la saga.

  De toutes les tentatives de renouvellement d’Hergé, celle-ci est certainement la plus brillante. Et encore une fois, si aujourd’hui la lecture de cette BD nous paraît aisée, resituez-la dans le contexte de 1963 : le scénario était clairement atypique et novateur pour l’époque.

  Un brillant exercice de style aussi hilarant que parfaitement construit. Du grand art, vraiment !

© Hergé/Moulinsart

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 00:24

  Album à part dans l’œuvre d’Hergé, « Tintin au Tibet » n’en finit pas de fasciner : il s’agit de l’histoire qui se rapproche le plus de la vie personnelle du dessinateur. Le côté tourmenté et dépressif de l’artiste prend forme comme jamais dans ces planches. L’aventure est toujours au rendez-vous mais l’humain et ses émotions prennent cette fois le pas sur le reste : si Haddock garde son humour indéfectible, Tintin pleure à plusieurs reprises, persuadé d’avoir perdu son ami Tchang, le même Tchang que nous avions rencontré dans « Le Lotus bleu ».

  Pour commencer, point de méchants au sens classique du terme : pendant la plus grande partie de l’album, les héros lutteront contre un seul et unique adversaire, Dame Nature. Escalader des montagnes, affronter le froid, se protéger d’une tempête de neige… que de moments forts !

  Graphiquement, « Tintin au Tibet » est superbe : les paysages enneigés donnent une tonalité bien particulière au récit. Mais au-delà de toutes ces différences qui font de cette histoire une vraie parenthèse au sein de l’œuvre, le mysticisme y apparaît de façon flagrante : phénomène de lévitation, visions, rêve prémonitoire…

  Malgré tout, Hergé ne lésine pas sur les morceaux de bravoure : ainsi, cette scène, qui m’avait marqué étant gamin, où Haddock, attaché à une corde dans le vide, décide de la couper afin de sauver Tintin, qui est en train de le retenir péniblement.

  Et puis, si nous avons échappé au Monstre du Loch Ness (l’auteur nous en donne une relecture avec son gorille dans « L’île noire »), « Tintin au Tibet » nous « prouve » l’existence du Yéti. Dans le même ordre d’idée, quelques années plus tard, Hergé décidera de montrer une soucoupe volante dans « Vol 714 pour Sydney ».

  Très belle histoire et dessins somptueux sont donc au menu de cet album épuré et puissant à la fois, qui marque un sérieux tournant dans la série : en effet, ce qui suit ne sera plus pareil, chaque nouvel épisode s’évertuant à renouveler intelligemment une œuvre que son géniteur ne voulait surtout pas voir tourner en rond… cela explique aussi, en grande partie, l’écart qui sera désormais de plus en plus grand entre la sortie de chaque nouveauté…

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 19:58

  De nombreuses figures, plus ou moins sympathiques, reviennent dans cet épisode riche en rebondissements. Dans la veine de « L’affaire Tournesol », ce nouvel album confirme le passage à « l’âge adulte » des aventures de Tintin, ce qui était déjà une tendance depuis « L’or noir », sorti quelques années plus tôt. On voyage encore beaucoup dans cette histoire sur fond de guerre et de complots. Rastapopoulos, tel un professeur Moriarty tombant dans les chutes avec son ennemi juré Sherlock Holmes, disparaît à la fin de l’album, faisant croire à sa probable mort.

  Toujours aussi talentueux pour les scènes d’ouverture, Hergé propose une situation cocasse dès la première planche avec l’apparition incroyable du Général Alcazar. Puis il catapulte Abdallah, l’infernal bambin, au sein du château de Moulinsart. Les dégâts seront importants, Tournesol devenant victime de ses inventions et jusqu’à Nestor qui finit amaigri et probablement dépressif.

  « Coke en stock » est également un épisode important dans sa façon d’aborder et de dénoncer le trafic d’esclaves : à mes yeux, nous avons ici le contre-pied de ce que pouvait être le maladroit « Tintin au Congo ». La scène entre Haddock et le négrier (qui se fait au passage traiter de « maquignon ») est très significative.

  Ce récit est le dernier qui soit de facture assez classique dans la série (au moins d’un point de vue narratif) : Hergé va ensuite explorer de nouveaux horizons, souhaitant probablement éviter l’essoufflement des aventures de Tintin. Il va y parvenir d’assez brillante manière, comme nous le verrons bientôt…

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 22:07

  Album impressionnant à plus d’un titre, « L’affaire Tournesol » a longtemps été mon histoire préférée de la série. Gamin, j’ai toujours été bluffé par le rythme effarant du récit (ça n’arrête pas pendant 62 pages !). Servi par un dessin de toute beauté (celui-ci et les trois albums suivants au moins sont peut-être les plus riches de toute la série d’un point de vue graphique) et une intrigue intelligente mêlant suspense, action, espionnage et une bonne dose d’humour (la scène du sparadrap vaut à elle seule le détour), cet épisode reste l’un des préférés de bon nombre de lecteurs de Tintin. Partant d’un point de départ fort intrigant (les bris de glace à répétition à Moulinsart), Hergé donne le ton avant même que ses personnages ne quittent leur beau château. En quelques planches seulement, on assiste à une scène où des espions sont cachés dans le parc de Moulinsart, des coups de feu éclatent, un orage violent se déchaîne, des fenêtres et des verres éclatent en série, le tout arrosé de gags à répétition et l’arrivée de l’emmerdeur de service, Séraphin Lampion !

  Bourrée d’idées, l’histoire, bien que très classique d’un point de vue formel, montre une capacité de renouvellement effarante de la part d’Hergé (même si, on le sait, la structure des studios Hergé fonctionne à plein régime dans ces années-là et que le scénariste-dessinateur délègue certains travaux autour de lui).

  La couverture (originale avec son verre éclaté entourant le dessin central) donne une bonne idée des moments de tension que nous réserve cette « Affaire Tournesol » dans laquelle notre bon vieux professeur se retrouve une nouvelle fois enlevé.

  Accrochez vos ceintures, ça décoiffe !  

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 17:06

  Suite immédiate de « Objectif lune », cet épisode est bien plus plaisant que le précédent. On revient à de l’aventure classique, à ceci près que le cadre est original puisque tout se passe dans l’espace puis sur la lune. L’humour est au rendez-vous et les dialogues sont beaucoup moins plombés par tout le fatras technique qui surcharge tant l’album précédent.

  En matière d’audace, Hergé fait encore progresser d’un cran sa série en tuant deux personnages (dont l’un se suicide !). Si nous resituons la publication de « On a marché sur la lune » dans le contexte de l’époque, proposer de tels rebondissements dans une BD grand public était passablement rare et plutôt courageux !

  Sans temps mort, cet album me fait réévaluer l’ensemble de l’aventure lunaire, ayant pris un certain plaisir à la relecture de celui-ci. Peut-être Hergé aurait-il dû découper autrement son histoire en réduisant sérieusement les préparatifs pour le voyage (qui prennent en définitive la moitié des pages) et en faisant décoller nos héros plus tôt, développant ainsi leurs expéditions une fois arrivés sur la lune (on aurait aimé que cette jolie scène dans la grotte soit plus longue par exemple).

  En 1954, le dessinateur en a fini avec les histoires de 124 planches puisque les quelques titres à venir ne proposeront plus que des intrigues en un album (« One shot » comme on dit dans le jargon BD). Et vu la qualité des récits en question, on ne peut qu’approuver ce choix, certaines œuvres maîtresses de la série faisant partie du lot !

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:46

  Dernier diptyque au sein des aventures de Tintin, « Objectif lune » et sa suite me laissaient un souvenir assez bavard et des albums un peu datés thématiquement.

  Si le récit n’a pas tant vieilli en fin de compte, c’est certainement grâce au souci du détail d’Hergé qui fait tout pour rendre son histoire crédible. De nombreux dialogues nous expliquent comment le professeur Tournesol et son équipe ont réussi à mettre au point une fusée pour aller sur la lune. Evidemment, cela devait être d’autant plus efficace lors de la publication originale des deux albums dans les années 50, puisqu’à ce moment-là, marcher sur la lune faisait encore partie du rêve. Tintin et ses compagnons ont clairement devancé les vrais scientifiques !

  Je suis donc plus modéré après cette relecture quant au vieillissement de « Objectif lune ». En revanche, l’album est bel et bien très bavard. Et comme le côté parfois léger des dialogues laisse ici la place à de longues tirades techniques, la lecture n’est pas si aisée, à tel point que je me demande comment le jeune public, à l’époque, a pu se passionner pour cette nouvelle aventure comme cela avait été le cas pour les précédentes. Il y a du rythme, Haddock apporte beaucoup d’humour, ce n’est pas le problème (même Tournesol nous propose un véritable « show » avec la scène « où il fait le zouave » !), mais le récit a malgré tout un côté laborieux jusque dans certains gags comme celui des Dupondt et du squelette (qui s’étale tout de même sur trois planches !).

  Pour la petite histoire, il faut noter que la plus grande partie de l’album se déroule en huis-clos au cœur de la base scientifique et que nous faisons notre retour en Syldavie, pays imaginaire que nous avions déjà visité dans « Le sceptre d’Ottokar ». 

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 11:35

  Après l’enchaînement de récits qui a précédé, tous menant à l’aventure avec un grand « A », « Tintin au pays de l’or noir » inaugure un nouveau cycle dans la série : celui des albums sur fond de politique (cette thématique sera récurrente jusqu’à « Tintin et les Picaros »).

  Cette quinzième histoire a subi des transformations au cours du temps. Initialement publiée en feuilleton dans la presse une dizaine d’années avant sa parution en album (le récit était alors resté inachevé), elle a connu d’autres changements entre sa version sortie en librairies en 1950 et celle que nous connaissons aujourd’hui et qui est couramment commercialisée.

  Du coup, le capitaine Haddock est relativement absent de cet album, de même que le professeur Tournesol. C’est un retour aux sources pour notre ami reporter, puisqu’il évolue seul une bonne partie de l’histoire. Cela lui permet cependant de retrouver des compagnons de route (les Dupondt n’ont jamais eu une telle importance dans un récit et ils vont jusqu’à sauver la vie de Tintin en plein désert). Quant aux personnages secondaires, plusieurs d’entre eux sont en fait de vieilles connaissances (sympathiques ou malfaisantes) et ils parsèment le récit. De même, des nouvelles têtes, qui reviendront ensuite, apparaissent pour la première fois, comme l’enfant Abdallah. Voilà une trouvaille de la part d’Hergé ! Les scènes avec le gamin sont très drôles, que ce soit Tintin qui se retrouve confronté au « phénomène » ou bien Haddock, un peu plus tard dans l’album. Toute la dernière partie de l’histoire oscille entre action et humour, savamment mélangés, et un rythme mené tambour battant.

  Je trouve que « Tintin au pays de l’or noir » est une réussite au sein de la saga et marque un vrai tournant : l’univers d’Hergé – et ses personnages avec lui – entre dans une sphère plus complexe, intégrant des préoccupations et des thématiques plus adultes qui se mêlent à l’aventure et l'évasion (présentes, elles, depuis les débuts).

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