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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 12:17

  Il existe des bonnes surprises comme ça. On n’anticipe pas, on croit aller voir un film pour faire plaisir à sa chère et tendre, et on ressort de la salle avec la sensation d’avoir suivi une histoire bien troussée. C’est le cas de ce « Blanche-Neige et le chasseur », qui serait peut-être passé inaperçu sans les stars Charlize Theron et Kristen Stewart (cette dernière étant désormais mondialement connue pour son rôle dans la saga « Twilight »). Une énième version de Blanche-Neige, on serait en droit de se dire qu’on connaît l’histoire, et que ça va bien comme ça. Sauf qu’ici, on assiste à un spectacle particulièrement esthétique, oscillant entre macabre et merveilleux, horrifique et féerique, le tout habillé d’une belle partition signée du compositeur James Newton Howard.

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  Si le film ne vise clairement pas un public familial (les affiches à elles seules donnent le ton du long-métrage), on retrouve cependant tous les éléments du récit universellement connu : la sorcière, le miroir, la pomme empoisonnée, le baiser, les nains, etc… et non content de recycler tout cela intelligemment (on se laisse gentiment surprendre par certains passages), le réalisateur Rupert Sanders signe des scènes de bataille qui ne s’éternisent pas, particulièrement lisibles, là où bien des films pèchent à cause d’un découpage hystérique dans l’action. On sent de multiples influences, tant narratives que graphiques, mais tout est au service d’un film sincère qui ne joue ni la carte du blockbuster hollywoodien classique ni celle de la fresque pompeuse que pouvait être, pour ne citer que cet exemple, la trilogie du « Seigneur des Anneaux ». D’ailleurs, j’ai été frappé par la façon dont joue la comédienne Kristen Stewart, interprétant le rôle-titre : elle a très peu de dialogues, et dans de nombreux plans, son expression a un côté froid, figé. Ce qui s’accorde finalement bien avec le statut qu’elle semble avoir en fin de compte (conte ?), une sorte de « Reine vierge », intouchable et inaccessible (ce qui est confirmé par le fait que, si deux hommes semblent épris d’elle tout au long du film, aucun d’eux n’aura dépassé le stade du baiser à la fin du récit, nous épargnant du même coup tous les clichés de l’histoire romantique traditionnelle). Qui aurait cru que la vedette de « Twilight » incarnerait une sorte de figure christique au féminin dans une énième version de « Blanche-Neige » ? Quoi qu’il en soit, et ce qui ne fait qu’ajouter au plaisir du spectacle, Kristen Stewart est d’une beauté sidérante dans le film.

  Il serait question d’un second volet. Souhaitons simplement qu’ils parviennent à conserver les nombreuses qualités de ce premier opus.

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david verdier - dans Cinéma
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