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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 11:25

  Travelling, l'association de cinéma que j'ai créée en 1998 avec des copains, et dont j'ai encore peu parlé dans ces pages, voit quatre de ses membres former un groupe afin de sélectionner des courts-métrages parmi le stock de DVD de la Médiathèque de Châteauroux. 

  Nous avons fait le tri définitif des films dimanche dernier, après avoir organisé une séance mensuelle de visionnage, depuis septembre 2012. Nous avons passé de bons moments à deviser sur chaque court-métrage et nous espérons que nos choix plairont au public. Il y a des choses bien sympathiques, en tout cas.

  Rendez-vous à la Médiathèque donc, samedi 25 mai, à 15 heures, avec la fine équipe (David Delhoume, Olivier Latissiere, William Etiève et moi-même).

  Plus d'infos sur le lien -ci-contre : link

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 09:47

  Il y a une semaine, au Salon du Livre de Châteauroux, les éditions La Bouinotte étaient en noir… noir comme la collection policière, lancée en 2010, « black Berry ». Le recueil de huit nouvelles sorti il y a un petit mois à présent a fait un malheur auprès des visiteurs, entre la place de la Mairie, le samedi matin, où une partie de l’équipe était présente pour de la publicité et des dédicaces et le reste du week-end aux Cordeliers, où nous étions tous présents sur le stand.

 

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  Bon démarrage également pour le 3e épisode des enquêtes de l’inspecteur Tharel et du détective Paul Kestevan, « Et la malédiction s’abattra sur la ville » !

 

 

 

Mes prochains rendez-vous en dédicace :

 

Le 25 mai 2013 (matin) à la Maison de la Presse de La Châtre

 

Le 2 juin 2013 au salon du Livre de Palluau

 

Le 15 juin 2013 (après-midi) au magasin Cultura de Saint-Maur avec l’équipe black Berry

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:00

  Si l’on devait citer une adaptation littéraire ‘pète-gueule’, « Le Parfum » arrive indéniablement en bonne position. Le roman de Patrick Süskind, célèbre pour son originalité et son style flamboyant, est en effet passé dans de nombreuses mains avant de voir le jour dans les salles de cinéma. Et on ne peut pas dire que ce furent des tâcherons qui s’intéressèrent au projet : tout d’abord Stanley Kubrick, qui chercha longtemps une façon inédite et originale de transposer ce chef-d’œuvre à l’écran. Puis des cinéastes comme Martin Scorsese, Ridley Scott, Roman Polanski ou encore Tim Burton se succédèrent pour tenter leur chance. Mais aucun ne franchit le pas. C’est finalement Tom Tykwer qui a signé le film. On doit à ce dernier, entre autres, le film « Cours, Lola, cours ».

  Tykwer a intelligemment transposé le roman en images : il a su rester fidèle à l’histoire tout en la rendant crédible, car le livre de Süskind s’apparente plutôt à un conte horrifique lorsqu’on s’arrête à une première lecture. Le mélange des genres qui caractérise l’histoire n’était pas simple à gérer dans un long-métrage de deux heures (le film avoisine d’ailleurs les 2 h 30) : dans un contexte historique précis, l’intrigue mêle drame et comédie, virant parfois au fantastique, ou encore au style policier. Tykwer a formidablement bien équilibré le tout, et le rythme du film ne faiblit jamais, si ce n’est à la fin, lors de la séquence sur la grande place. Là, il y a un net ralentissement, marqué d’ailleurs par des suspensions dans l’action, d’autant plus dommages qu’il s’agit d’une des scènes les plus ‘risquées’ du film, qui aurait donc mérité un traitement ‘neutre’.

 

Le Parfum 2

 

  Bref, l’adaptation du plus beau roman de ces vingt dernières années est réussie. Car l’envoûtement que provoquaient les pages écrites par Süskind se retrouve bel et bien devant les images de Tykwer. La reconstitution, soignée et bien photographiée, nous fait rentrer dans l’histoire dès les premières minutes de film. La voix off, qui est évidemment calquée sur le texte du roman, est dite dans la version française par Jacques Perrin. Avec talent, donc.

Pour conter cette histoire du jeune Jean-Baptiste Grenouille, garçon à l’odorat hyper-développé capable de reconstituer n’importe quel parfum sans en connaître les ingrédients, Tom Tykwer a opté pour une mise en scène qui a rarement recours à des excès ou du tape-à-l’œil. Il a lui-même signé la musique de son film, musique par ailleurs très belle, et le casting est fort séduisant : les ‘vieux routiers’ que sont Dustin Hoffman et Alan Rickman, le jeune Ben Whishaw, qui compose un fantastique Jean-Baptiste Grenouille, et la sublime (le mot est faible) Rachel Hurd-Wood, dont chaque apparition est une merveille pour les yeux. 

  Si l’on admet dès le départ certains partis pris fantaisistes, voire fantastiques – de toute façon déjà présents dans le roman de Süskind –, on ne peut qu’être charmé par « Le Parfum », une belle réussite cinématographique, et une adaptation intelligente de l’un des livres les plus difficilement transposables. Le pari était risqué, mais le résultat est largement à la hauteur.   

 

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david verdier - dans Cinéma
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:16

  Hier, nous avons donc dédicacé le recueil de nouvelles "black Berry" à la librairie Arcanes. Rencontres sympathiques autour d'un verre, dans un cadre charmant, excellente ambiance...

  Prochain rendez-vous le week-end du 4 et 5 mai, aux Cordeliers, où chacun de nous présentera ses livres à côté de notre nouveauté en format poche.

  Pour info, mon 3e roman, "Et la malédiction s'abattra sur la ville", est sorti cette semaine, et est disponible dans toutes les bonnes crèmeries. Tharel et Kestevan vous attendent pour mener à bien leur nouvelle aventure !

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   L'équipe "black Berry", pas tout à fait complète, lors du rendez-vous à la librairie Arcanes, hier après-midi.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:28

  Depuis hier, le recueil de nouvelles "Black Berry !" est disponible, édité par La Bouinotte. Vous pourrez retrouver, en format poche, la prose de huit auteurs de la région qui vous livrent chacun à leur façon un récit policier. Au programme, des histoires signées Sébastien Acker, Yvan Bernaer, François Coulaud, Christian Daumas, Jean-Marc Desloges, Gilles Guillemain, Pierre-Olivier Lombarteix et moi-même. 

  En attendant le Salon du Livre de Châteauroux, les 4 et 5 mai prochains, vous pourrez nous retrouver à la librairie Arcanes, en centre-ville, le samedi 27 avril à partir de 17 heures, pour une séance de dédicaces.

  Ce petit livre est un parfait complément à la collection black Berry qui comporte déjà 7 titres de romans.

  Amateurs de sensations fortes, vous savez ce qu'il vous reste à faire... à vos agendas !

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:49

 

  J'ai écrit le texte qui suit, sous le titre "Fragment", pour le 1er numéro de "Quartiers Pirates". Ce court récit ne se rattache à aucune de mes autres productions, se suffisant ainsi à lui-même.

  Pour ceux qui auraient loupé le journal, voici une séance de "rattrapage" !

 

 

 

 

Fragment…

 

 

 

 

  Nous étions dans la pénombre. Je ne distinguais pas grand-chose, si bien que son visage n’était pour moi qu’une forme au milieu de nulle part. Seuls ses pieds, chaussés de talons aiguilles, se trouvaient dans l’une des rares zones éclairées de la pièce, la lumière de la rue filtrant à travers les stores baissés.

  Elle m’avait parlé d’une voix rauque, qui indiquait qu’elle devait fumer beaucoup et depuis longtemps. Je devinai pourtant qu’elle ne devait pas être vieille, vingt-cinq ans tout au plus.

  Je ne savais pas quoi dire, et le silence devenait plus pesant à chaque minute qui s’écoulait. Le plus étrange dans tout ça, c’est que l’un comme l’autre, nous savions très bien pourquoi j’étais là. Mais cela ne simplifiait pas pour autant les choses. Je frémis légèrement tandis que la transpiration recouvrait petit à petit mon corps, imprégnant mes vêtements, et je craignis bientôt de dégager une odeur de sueur.

  Elle m’avait juste demandé mon prénom, comme si c’était la seule chose qui importait. Je n’avais pas répondu d’emblée, comme si cela risquait de briser un secret que j’étais le seul à connaître.

  Cette femme était d’une beauté à couper le souffle, je le sus bien avant de la voir nettement, tandis qu’elle s’était levée pour s’avancer lentement vers moi. Cependant, lorsque je pus enfin noyer mon regard dans une béate contemplation de sa personne, je fus momentanément déstabilisé par une chose : si son visage parfait, sa peau diaphane, ses longues jambes à peine dissimulées par une jupe courte, la rendaient superbe, son œil droit mort, d’un blanc vitreux, tranchait avec l’harmonie de ses courbes et sa démarche d’une folle sensualité. Dans la seconde qui suivit cette découverte, je m’interrogeai curieusement sur les circonstances qui l’avaient amenée à perdre un œil. Quoi qu’il en soit, je décidai de ne surtout pas montrer la moindre gêne. Je dois même avouer que cela finit par revêtir un certain charme, et au bout d’un court moment, je la trouvai encore plus belle ainsi.

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 11:34

  J’ai eu le plaisir de recevoir un mail m’annonçant comme l’un des 54 sélectionnés sur 390 participants au concours de nouvelles sur le thème « Derrière la porte ». 12 textes vont ensuite être retenus sur les 54 actuellement en compétition. Le résultat définitif du concours sera connu le vendredi 31 mai prochain.

  Si rien n’est encore gagné, je suis déjà satisfait de voir que ma nouvelle – qui m’a permis de recycler une vieille idée que je traînais depuis une bonne dizaine d’années dans ma tête – a retenu l’attention du jury.

  Les trois gagnants voient au final leur texte publié dans un recueil. Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un écrit... mais ne nous emballons pas !

  Suite au prochain épisode...

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:10

  Le n°2 de notre gazette "Quartiers Pirates" est disponible dans les points de vente habituels à Châteauroux (librairie Arcanes, La Civette, la Maison de la Presse de Beaulieu) et à Saint-Maur (Cultura).

  La même équipe vous propose de partager le temps de quelques pages des gags, de la BD, des dossiers, des brèves... avec un petit détour par Gargilesse qui, après Cluis, a fait l'objet d'une enquête approfondie...

  Bonne lecture !

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 09:24

  C'est désormais officiel, le titre du 3e opus des enquêtes de l'inspecteur Tharel et du détective Paul Kestevan sera le suivant : "ET LA MALEDICTION S'ABATTRA SUR LA VILLE".

  La couverture semble prête (je n'ai pas encore de visuel à mettre en ligne), la parution est prévue pour mi-avril. Pour ceux qui sont impatients d'en savoir plus concernant les personnages et ce qui va leur arriver, l'attente arrive à son terme ! Ce troisième roman est la suite immédiate du précédent, "Des morts pour le Colonel".

  Je serai présent au Salon du Livre de Châteauroux début mai, sur le stand des éditions La Bouinotte, et d'autres séances de dédicaces se caleront au fur et à mesure dans le département. Je vous tiendrai au courant.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 20:18

  J’avais évoqué dans un précédent numéro les méfaits de la nourriture au cinéma. Aujourd’hui, il me paraît nécessaire de vous mettre en garde contre un autre ustensile, assez quelconque et ultra-répandu autour de nous : le téléphone.

  Il est révélateur de constater que dès 1954, Alfred Hitchcock a eu recours au téléphone comme élément déclencheur d’un meurtre : dans son formidable huis-clos « Le crime était presque parfait », Grace Kelly, en répondant à l’appel de son époux, signe son arrêt de mort. L’assassin engagé pour la tuer en profite pour se glisser derrière elle, et l’étrangler, alors que la communication, qui n’a pas été coupée, permet au mari d’entendre le bruit de la lutte. Le plan orchestré pour assassiner la superbe blonde hitchcockienne par excellence (Grace Kelly, quand même !) repose tout entier sur le moment où va être passé le coup de fil. L’importance du téléphone dans l’histoire est telle que l’objet apparaît sur de nombreuses affiches du film et sur les photos de promotion. Quant à la scène où l’actrice tient le combiné, avec le meurtrier s’approchant, elle n’est pas aussi mythique que celle de la douche dans « Psychose », mais elle est tout de même très emblématique.

Hitchcock-Dial-M-for-Murder-Le-crime-était-presque-parfait  Plus proche de nous dans le temps, la vague fantastique qui a submergé d’abord le Japon, puis les Etats-Unis, avec le phénomène « Ring », a fait la part belle au téléphone assassin. Ainsi, le visionnage de la fameuse cassette vidéo maudite s’accompagne d’un coup de fil qui annonce votre mort prochaine. « Ring » est d’abord né dans l’esprit d’un romancier japonais, Koji Suzuki, avant d’être transposé en film par Hideo Nakata, puis d’être adapté par ces feignants d’Américains qui, une fois n’est pas coutume, ont produit un remake réussi, très proche de l’original : « Le Cercle », signé Gore Verbinski (qui n’avait pas encore tourné la trilogie « Pirates des Caraïbes »). La blonde et magnifique Naomi Watts (un écho à Grace Kelly ? – bien sûr que non, pur délire de votre serviteur !) est condamnée à mourir sept jours après avoir regardé la bande vidéo maudite. Le coup de fil qui succède au visionnage est un élément une nouvelle fois déterminant et faisant partie intégrante de la fameuse malédiction. La sonnerie du téléphone annonce le compte à rebours, et le spectateur sait, dès qu’elle retentit, que le pire est en marche.

 

  Je passe rapidement sur le thriller « Phone Game », dont le titre-même est suffisamment explicite. Durant tout le film, le personnage principal se retrouve menacé par un maniaque (que l’on ne fera qu’apercevoir à la fin de l’histoire), par l’intermédiaire d’un téléphone, qui devient ici un véritable instrument de torture psychologique, le tout filmé à l’intérieur d’une cabine publique. Suspense bien mené, concept de huis-clos assez original, cela reste certainement l’un des meilleurs films du tâcheron Joel Schumacher, en même temps que le long-métrage qui colle peut-être le mieux au sujet initial de ce numéro.

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  En 1995, soit quelques années avant « Phone Game », un autre psychopathe harcelait par téléphone le héros d’un film américain, et pas n’importe lequel : John McClane, qui faisait son come-back dans le 3e épisode de la série « Die Hard ». Durant la plus grande partie de cette « Journée en Enfer », le flic, joué par Bruce Willis, est obligé de se plier aux quatre volontés de Simon, qui lui impose de courir dans toute la ville de New-York afin de désamorcer des bombes, tout en répondant à des énigmes tordues. L’ensemble des échanges se faisant par téléphone portable ! Nous sommes donc dans un postulat radicalement opposé à celui de « Phone Game », qui exigeait une unité de temps, de lieu et d’action (bien que « Die Hard 3 » ne se déroule que sur une journée). Comme dans « Phone Game » en revanche, l’identité du méchant de service (très réussi, pour une fois) est gardée secrète pendant un bon moment, puisque nous n’entendons que sa voix durant la première heure.

  Comme ça, en passant, je repense aussi à ce film asiatique, vu il y a quelques années, « Phone », réalisé par Byeong-ki Ahn. Pas forcément marquant (de mémoire, l’intrigue était assez quelconque), le long-métrage fonctionne lui aussi sur le principe du téléphone comme moyen de harcèlement.

 

  Enfin, je termine la revue de presse en revenant au malicieux « Scream » de Wes Craven, sorti il y a 15 ans (déjà !). Slasher – pour faire simple : film avec un tueur qui décime pas mal de monde au cours du récit – passant en revue les règles du genre pour mieux s’en moquer, tout en les respectant au final, la mise en abyme est intéressante, avec quelques dialogues sur les mécanismes du film d’horreur. Mais revenons au sujet. Le téléphone tient une place prépondérante dans « Scream ». Le premier exemple est dans la première séquence : le dialogue se déroule intégralement à travers un coup de fil entre la future victime et le tueur invisible. Tout au long du film, le meurtrier masqué ne parlera que par l’intermédiaire du téléphone (et il y a un paquet d’appels pendant 1 H 45 !). En revanche, lors de chacune de ses apparitions physiques, il reste muet. Se contentant d’appliquer ce qu’il a énoncé à travers le combiné, à savoir zigouiller la plupart des protagonistes. Bien entendu, la recette a été déclinée avec les deux suites presque immédiates, jusqu’au 4e volet, sorti récemment et que je regrette d’avoir loupé en salle, d’autant que, d’après la revue Mad Movies, « le scénario est bourré d’idées ».

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  On pourrait trouver d’autres exemples de films à rapprocher de ceux déjà cités, mais le but n’est pas ici de constituer un catalogue. Il est juste amusant de constater que dans ces longs-métrages, la simple sonnerie du téléphone qui retentit devient source de stress et montée d’adrénaline chez le spectateur, puisqu’elle est à coup sûr annonciatrice de menace ou d’événements funestes.  

  Il n’est finalement pas étonnant que, à l’heure où plus personne ne se couche sans son portable, et, plus grave, ne peut plus vivre sans, le téléphone devienne un élément moteur de pas mal d’histoires à sensations au cinéma. Phénomène d’identification oblige, quoi de plus efficace que de se servir, comme instrument de mort ou simple vecteur de suspense, d’un outil qui accompagne et nourrit sans cesse notre quotidien ?   

  Ah ! je vous laisse, le téléphone sonne…

 

(Article initialement paru dans le fanzine de l'association Travelling, juin 2011)

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